Elégances Baroques

Elégances baroques

Dimanche 27 juillet • 15H 

Elégances Baroques 

Abbaye d’Abondance

Ce concert vous entraîne dans un voyage musical à travers l’Europe baroque, où se mêlent saveurs italiennes, allemandes et françaises.

Jean-Baptiste Lully – Ouverture d’Atys

Cette ouverture incarne à la perfection le style français de l’époque louis-quatorzienne. Alternant majesté et vivacité, elle s’ouvre par une section lente et solennelle, suivie d’un passage fugué plus animé, emblématique de l’esthétique versaillaise. Cette ouverture pose d’emblée le ton tragique et raffiné de la tragédie lyrique, destinée à glorifier le Roi-Soleil. Elle témoigne du génie de Lully pour allier grandeur théâtrale et rigueur musicale.

Johann Friedrich Fasch – Concerto pour chalumeau en si♭

Compositeur allemand moins connu que ses contemporains, Fasch excelle ici à mettre en lumière le chalumeau, instrument à anche simple ancêtre de la clarinette. Son concerto allie virtuosité et douceur, avec des mouvements contrastés où se déploient mélodies chantantes, passages rapides et dialogues colorés entre le chalumeau et l’orchestre à cordes.

Antonio Vivaldi – Il Gardellino (Concerto RV 428)

Ce concerto, surnommé « Le Chardonneret », est une évocation joyeuse et poétique des chants d’oiseaux. Vivaldi y déploie un jeu virtuel brillant pour la flûte traversière, avec des effets d’imitation saisissants et un mouvement lent au lyrisme suspendu, signature de son style unique, entre expression et vitalité.

Georg Philipp Telemann – Concerto en ré mineur pour deux chalumeaux

Pépite méconnue du répertoire baroque, ce concerto unique met en lumière le timbre chaleureux et velouté des chalumeaux. Telemann compose un dialogue raffiné entre les deux instruments solistes, mêlant virtuosité, imitations et échanges mélodiques, soutenus par un orchestre à cordes aux harmonies riches et dynamiques. L’œuvre illustre l’ingéniosité et la douceur du style baroque allemand.

Jean-Baptiste Lully – Passacaille (extrait d’Armide)

Pour conclure, la passacaille d’Armide nous plonge dans la majesté du baroque français. Sur une basse obstinée répétée, Lully déploie un riche tissu de variations qui mêlent noblesse, tension dramatique et grâce dansante, témoignant de l’art de la cour de Versailles et de son goût pour la grandeur stylisée.