Estuaire

 

Vendredi 24 juillet • 20H 

 

 

Estuaire

Trio Violon, Clarinette et Piano

 

La Villa du Châtelet 
Evian-les-Bains

ESTUAIRE

Ce concert propose une traversée musicale et poétique au cœur de la Belle Époque. À la manière d’un estuaire, où les eaux se mêlent sans jamais se confondre, musique et poésie s’entrelacent ici dans un flux continu, sans interruption.

Les œuvres de Emmanuel Chabrier, Mel Bonis, Claude Debussy, Maurice Ravel et Cécile Chaminade dialoguent avec les poèmes de Lucie Delarue-Mardrus, écrits entre le début du XXᵉ siècle et les premières décennies qui suivent. Ensemble, ils dessinent un paysage sensible, traversé par la mer, la mémoire et l’intime.

Pensé comme une forme continue, le concert invite à une écoute différente : les poèmes ne viennent pas illustrer la musique, mais en prolongent les résonances, en ouvrent les silences et en déplacent les contours.


Emmanuel Chabrier – Idylle

Pièce brève et lumineuse, Idylle ouvre le programme avec une écriture souple et chantante. Elle installe d’emblée un climat de simplicité élégante, caractéristique de l’esprit français de la fin du XIXᵉ siècle.


Mel Bonis – Soir et Matin

Dans cette œuvre aux contrastes marqués, Mel Bonis déploie une écriture riche et expressive. Le passage du soir au matin y devient une véritable transformation poétique, entre intériorité, douceur et élan renouvelé.


Claude Debussy – Trio en sol majeur (mouvements III et II)

Composé en 1880, ce trio de jeunesse révèle un Debussy encore proche du romantisme, mais déjà attentif aux couleurs et aux atmosphères. L’Andante espressivo suspend le temps, tandis que le Scherzo apporte une légèreté mobile et changeante.


Maurice Ravel – Passacaille (extraite du Trio en la mineur)

Moment de gravité du programme, la Passacaille repose sur une basse obstinée qui structure un discours d’une grande intensité. Ravel y déploie une écriture maîtrisée, où la tension se construit progressivement dans une forme à la fois rigoureuse et expressive.


Cécile Chaminade – Trio op.11, mouvement IV

Ce mouvement final se distingue par son énergie et sa virtuosité. L’écriture brillante de Chaminade redonne un élan lumineux après la densité de la Passacaille, dans un esprit à la fois élégant et affirmé.